Networking ferroviaire : à la recherche du temps perdu…

Récemment, la fronde des Bordelais contre ces Parisiens en quête de loyers modérés venus s’installer en Gironde en profitant du TGV qui les met désormais à deux heures de la capitale a permis de rappeler, au passage, le temps infini passé dans les transports (notamment ferroviaires) par les professionnels. Tout le monde ne vit pas à dix minutes de son lieu de travail, particulièrement dans les grandes villes, c’est une litote. A l’heure où les communications permettent de créer des communautés mondiales dont les individus sont reliés entre eux à la nanoseconde près, l’inflation des prix de l‘immobilier repousse de plus en plus loin les nouvelles générations, en quête d’un cadre de vie à la hauteur de leurs espérances. Et tant pis s’il faut pour cela rogner sur son sommeil ou rentrer tard chez soi. Métros, RER, TER, TGV, Intercités et autres charrient ainsi chaque jour des milliers de voyageurs qui ne se connaissent pas et convergent pourtant vers les mêmes lieux, voire les mêmes activités, pour des raisons semblables. Une communauté gigantesque que le simple fait de recourir aux bons offices de la SNCF ne suffit pas à fédérer.

 

Moins pour combattre l’ennui que pour rentabiliser ces longs déplacements, combien tentent – on dit bien tentent – de travailler durant leur trajet. Qui n’a pas vu un prof corriger des copies sur ses genoux dans un RER, ou un cadre plié en deux sur son ordinateur, s’escrimant à remplir un tableur Excel sur une demi-table de TGV. Le problème est toujours le même : comment travailler efficacement dans un tel cadre, sans bureau, sans concentration, sans (réel) wifi. Si 70% des Français affirment préférer le train à tout autre mode de transport, c’est probablement plus pour des questions de sécurité, de confort ou d’horaires que parce qu’ils y trouvent le cadre idéal pour lire ou travailler. Espaces Zen et autres initiatives de la SNCF n’ont toujours pas métamorphosé le train en workspace digne de ce nom. Que d’efforts pour entrer dans sa bulle de concentration en espérant abattre au final le tiers du travail que l’on pourrait faire en temps normal – le degré zéro de l’optimisation. Que faire alors du temps passé sur son siège, lorsqu’on refuse de le perdre à regarder les vaches qui nous regardent passer – elles, du moins remplissent ainsi leur fonction principale…

 

Le train est-il un espace de networking ? Rien n’indique qu’il ne puisse pas l’être, puisque le potentiel est là, ou plutôt, puisque les compétences y pullulent : 5 millions de personnes hantent les trains chaque jour, dont 450 000 dans les seuls TGV. 2 milliards d’individus arpentent le réseau SNCF chaque année… Autant dire que toute la France, dans toute sa diversité, prend le train, et y perd dans un même mouvement une part non négligeable de son temps. Toutes les professions, toutes les compétences se trouvent assises quelque part, à un moment, peut-être dans un même wagon, se dirigeant vers le même endroit avec des objectifs semblables ou complémentaires. Sans se dire un mot, généralement. Pourquoi dès lors ne pas optimiser son temps de transport en prenant langue, en réseautant ? S’il n’est pas un espace de travail adéquat, le train se prête tout à fait à une conversation entre un sandwich et deux cafés.

 

Comment transformer la chance que l’on a, sans le savoir jusqu’alors, d’être dans le même wagon que son potentiel futur recrutement ou l’un de ses partenaires, fournisseurs ou clients ? « À nous de vous faire préférer le train » disait le slogan. C’est déjà fait, on l’a dit. MySphere – Instant Networking se donne pour but de le faire préférer aux professionnels, en y apportant l’outil qui manquait : celui qui permet de rencontrer les profils que vous recherchez, en profitant du temps de transport pour échanger. Chaque TGV emporte avec lui un millier de voyageurs : autant d’opportunités qu’une App permet d’exploiter et de convertir en rendez-vous improvisés. Qu’on s’entende : il ne s’agit pas de faire du train le domaine des chasseurs de tête, mais de le transformer en espace de convivialité pour professionnels, afin que tous puissent en exploiter les potentialités ; de convertir le wagon restaurant en lieu de rencontres informelles, inattendues et productives. Ceux qui voudront tenter d’entrer dans leur bulle pourront toujours le faire ; les autres mettront à profit un outil qui offre par sa simple utilisation mille et une façon d’entrer en contact avec les professionnels de son domaine. Ceux qui aiment le networking, donc, prendront le train.

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